L'Histoire du riz de Camargue

Véritable acteur économique, le riz constitue aussi un atout écologique majeur pour la préservation de l’écosystème Camarguais. Revivez les grands moments de cette quête pour une agriculture responsable qui représente plus de la moitié de la sole céréalière dans le delta.

  • La fabuleuse histoire

    Si la fabuleuse histoire du riz remonte à la plus haute antiquité, des immenses plaines de Chine aux marécages de l’Inde puis jusqu’à l’Empire Perse, il ne fait son apparition dans le sud de la France qu’à la fin du XIIIe siècle. Il est alors particulièrement prisé pour l’élaboration du “blanc manger”, savoureuse gourmandise de la fin du Moyen Age.

  • L’extension des rizières

    Du XIV au XVIe siècle, de nombreux écrits témoignent de l’extension des rizières en Provence. Sur les conseils de son ministre Sully, Henri IV ordonne en effet le 23 Août 1593 que soit entreprise en Camargue la culture du riz. Etait-ce pour agrémenter sa légendaire “poule au pot” ? L’histoire ne le précise pas.

  • Fin du dix-neuvième siècle

    A la fin du XIXe siècle, après de nombreux essais peu concluants effectués en d’autres régions, la riziculture reprend en Camargue, terroir au climat privilégié avec de faibles écarts de température, une luminosité intense et un effet bénéfique du mistral.

  • Les années 1840

    Créée dans les années 1840 sous l’impulsion d'Etienne Noël Godefroy, administrateur de la Compagnie Générale de dessèchement, la première rizière du Domaine de Paulet, sert avant tout à lutter contre le sel qui menace de transformer la Camargue en désert après l’endiguement contre les crues du Rhône. Le rôle essentiel des rizières restera, jusqu’en 1930, la préparation des sols pour d’autres cultures comme la vigne.

  • Les années 1940

    C’est dans les années 40 que la riziculture française connaît un réel essor. L’interruption du trafic maritime de 1939 à 1945 et la pénurie de denrées alimentaires pendant et après l’occupation, incitent alors les producteurs à donner à la culture du riz la place qu’elle mérite. La participation de plusieurs centaines de travailleurs indochinois se révèle décisive.

  • Edmond Clauzel

    Sous l’impulsion d’Edmond Clauzel sont entrepris sur l’aire de production des travaux gigantesques : nivellement des terres, constitution d’un réseau de canaux d’irrigation et de drainage, stations de pompage, silos et usines pour le stockage et la transformation du riz paddy récolté...

  • Un atout économique

    Grâce au dynamisme des riziculteurs et des différents centres de recherche et d’expérimentation, la riziculture représente aujourd’hui en Camargue plus de la moitié de la sole céréalière et constitue un atout économique majeur pour les deux départements du Delta - Bouches du Rhône et Gard.